16 Juin 1977 – Décès de Wernher von Braun, le père des missiles modernes

Carrière balistique : d’officier SS à administrateur de la NASA, von Braun fut, entre autres, le père des missiles V2 qui servirent à bombarder Londres et du lanceur Saturn qui propulsa Apollo vers la lune. On lui attribuera même la forme du suppositoire moderne, copiée de sa fusée V2. À la fin de la guerre, il n’eut la vie sauve que grâce à ses talents de magicien qui charmèrent les GI qui voulaient en finir avec lui.

Von Braun fut le père des missiles à carburant liquide, ceux-là mêmes qu’on se balance à la figure du Nord au Sud et du Sud au Nord, entre les deux Corées, dans les quatre Iraq, en Iran, au Pakistan et en Inde pour ce citer que quelques-uns. Le bloc du Hezbollah demanda d’ailleurs d’instaurer une journée de fête nationale à sa mémoire. Imaginez, sans lui, on vivra dans un univers sans Katioucha, sans Scud et sans le film Lebanese Rocket Society. Quel ennui !

Né le 23 mars 1912 à Wirsitz en Posnanie. Pianiste accompli il faillit devenir compositeur. Mais n’étant pas amateur de travail mal payé si jamais payé, il changea de carrière et rallia en 1932 le département balistique de la direction des armements allemands. Il fut à la tête du programme balistique du 3e Reich qui permit la fabrication du fameux V2.

Le V2 montra une piètre performance compte tenu de son imprécision de plusieurs kilomètres, et la limite de la charge active -750KG d’explosif seulement, soit le quart de ce que le premier gamin d’Ersal peut fourrer dans une Cherokee.

V2 rocket

Pour l’anecdote, les V2 causèrent dix fois plus de morts lors de leur fabrication dans les usines du camp de Dora-Mittelbau par des déportés  – 20,000 morts – que lors de leurs explosions dans les villes alliées – ~2,000 morts. 

L’avènement du V2 ouvrit la porte à la guerre balistique, à la dissuasion nucléaire et aux frappes dites « chirurgicales ». Le V2 fut même le premier engin à atteindre l’espace. Son impact fut surtout psychologique, se déplaçant plus vite que le son, on n’entendait pas le V2 venir. D’ailleurs la première explosion de V2 sur le sol britannique fut imputée à une fuite de gaz : personne n’avait vu ni entendu l’engin arriver et anéantir tout un immeuble ! Ce n’est pas comme les obus classiques ou le vieux V1 qui ronronnait comme une motocyclette de Malak el Taouk. Les V2 relancèrent la théorie que les laboratoires de l’armée allemande recelaient des armes secrètes qui pouvaient encore changer le cours de la guerre.

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GENERAL ERICH FELLGIEBEL, HEAD OF THE GERMAN ARMY INFORMATION SERVICES, CONGRATULATING MEMBERS OF THE PEENEMUNDE TEAM FOR THE OCTOBER 1942 A4 FLIGHT. AT LEFT IS GENERAL ZANSSEN, THEN GENERAL DORNBERGER, AND BEHIND HIM, DR. VON BRAUJN. AT RIGHT ARE RUDOLF HERMANN AND REISIG.

Derrière tout cela ? Un seul nom : von Braun. Hitler voyait en lui le type même du surhomme aryen. Il fut promu plusieurs fois pour atteindre le rang de SS-Sturmbannfuhrer dans les SS, l’équivalent de commandant dans notre jargon de Yarzé.

Après la guerre, dans le cadre de l’opération Paperclip, von Braun fut envoyé aux États-Unis pour continuer ses recherches tout d’abord au sein de l’armée de terre, où, contre une absolution Indulgentia plenaria quotidiana perpetua, il fut nommé responsable du programme de missiles balistiques de l’armée américaine, équipe toute formée d’ingénieurs allemands il faut préciser.

L’opération Paperclip permettait aux savants nazi de se racheter une virginité absolue – sans devoir passer par la case du Dr Nader Saab – contre leur savoir-faire.  Von Braun faillit finir rôti au gazoline par une patrouille britannique, mais ses talents de magicien qui amusaient les GI lui valurent un répit salvateur. Une fois blanchi, il utilisa ses connaissances dans la fabrication de missiles militaire et dirigea le programme qui permit la mise en orbite du premier satellite américain.

Pour contrer les Soviétiques qui avaient une nette avance dans la course à l’espace, la NASA fut fondée, et naturellement von Braun y fut un des principaux responsables.

C’est sous sa direction que la famille des lanceurs Saturn fut créée, dont le géant Saturn V qui permettra le lancement des missions lunaires du programme Apollo.

Von Braun resta à la NASA en tant qu’administrateur adjoint jusqu’en 1972, l’année où il démissionna pour devenir directeur adjoint de la société Fairchild Engine & Airplane Corporation.

Il décéda le 16 juin 1977 à Alexandria, Virginia des suites d’un cancer du foie, laissant le Hezb orphelin…

On lui doit, autre que les différents missiles et lanceurs, un avertissement sur l’exploitation de la peur par le gouvernement américain pour la continuation de la course à l’armement.

Il confia qu’après la carte de menace communiste, celle du terrorisme, des chefs d’états fous du tiers monde, des astéroïdes, « la carte des extraterrestres est la dernière carte. On va devoir construire des armes spatiales pour contrer les extraterrestres, et tout cela n’est que mensonge ».

Pour les amateurs de théories des complots, notons que von Braun ne mentionna jamais que les ET n’existaient pas, il indiqua seulement qu’on n’a pas besoin de s’armer pour les contrer… À bon entendeur, salut.

 

16juin-von braun cast
Von Braun surrendering to the GIs. But why are they smiling ?  The investigative reporters for Rocket City Blues have tracked down Corporal Eddie Pilzer, probably shown second from the right in the top photograph, now still hearty in his 92nd year and living Las Vegas, Nevada. Pilzer reports that immediately upon capture Von Braun began asking the squad of GIs for a deck of playing cards so he could show them some tricks.  When the corporal flatly refused—“Go fuck yourself,” the Yank somewhat bluntly remarked– the Nazi major never stopped smiling. From the moment he appeared riding in the stolen car he was smiling and he smiled right through Pilzer’s recommendation that he perform an act that the cast would make somewhat more awkward than it would usually be. And without a blink or a frown, Von Braun boldly claimed to be an itinerant magician, produced a shiny coin, and performed a magic trick.  He flipped the coin between his fingers so quickly and smoothly that no one in Pilzer’s squad could tell which side of the coin was up!  
“The guys were kind of dazzled,” recalls Pilzer. “No sleep in three days, lots of dead, lots of friends shot up, the stinking camps, no food, and here was this weird Kraut with his big hair and his smile and his arm get-up, and before we know what’s happened, it’s like a party, right on the spot. Gave us some gum and a cigarette to share. Usually we had the gum and the cigarettes. Usually toward the end they had shit.”
Pilzer was uneasy, he recalls, and “the party just stopped for a bit when this squad of British SOE military intelligence agents arrived, took stock of the situation and decided to pour gasoline on the captured major and set him on fire. I didn’t say anything,” recalls Pilzer, “but the rest of my squad objected that their captive was a magician.” Taking that claim with a bit of impatience, “those Brits drove off pissed, some of them laughing at us, and shouting ‘Yer mums weren’t in London! Get stuffed Yanks yah fooking poofs!’”  Finally, Pilzer remembers, Von Braun “made the party go again in a snap” and told the GI squad he had “still more tricks than they could imagine.”  
Certainly Von Braun was as right about this as about so many other things to come.  In fact, his coin trick charmed no less than an entire city in Alabama, the American military Joint Chiefs of Staff, and even US presidents John F. Kennedy and Lyndon Johnson.

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