25 juin 1903 – Naissance de George Orwell, auteur des deux bibles politiques : la Ferme des Animaux, et 1984

Son 1984, livre de chevet livré avec les clés du palais de Baabda, décrit un régime que chaque président rêverait de recréer. A chaque citation du Big Brother, Machnouk ne peut s’empêcher un frémissement orgasmique… Si seulement il pouvait faire pareil…

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George Orwell

De son vrai nom Eric Arthur Blair, George Orwell naît aux Indes le 25 juin 1903 d’un père fonctionnaire en charge du commerce de l’opium. Ce poste de dealer légal de l’état était plutôt bien en vue, et bon nombre de prétendants attendaient la libération du poste. Georges Wassouf et Mohamad Fneich étaient déjà sur la liste d’attente.

Mais papa dealer n’avait pas les moyens. Alors Eric décroche une bourse pour pouvoir rejoindre les pensionnats de l’élite anglaise. Mais il éprouve l’amertume du déclassement. Par contre, à Eton, à la place des soirées néonazies du prince Harry, il découvre le communisme. Au bout de ses études, il s’engage comme sergent en Birmanie. Il démissionne au bout de cinq ans, en désaccord total avec une idéologie oppressive. Commence alors une période difficile, ponctuée de petits travaux et de chômage, pendant laquelle Orwell reste fidèle à l’écriture : il écrit à Paris et à Londres des romans et des nouvelles, qui ne trouveront pas d’éditeur. C’est la dèche.

S’ennuyant de Paris et de Londres, il s’engage en Espagne aux côtés des communistes dissidents du POUM pour faire sa petite guerre. Pendant la guerre d’Espagne, il prend conscience de la nature totalitaire du communisme à une époque où les intellectuels de son espèce préféraient en chanter les louanges.

Son intérêt pour les luttes révolutionnaires n’ayant pas altéré son amour pour la démocratie, il écrit le 8 mai 1940, avant l’invasion de la Belgique et de la France par la Wehrmacht : «Si je prends parti pour la Grande-Bretagne et la France, c’est parce que je préfère rejoindre les plus anciens impérialismes- décadents, – comme Hitler a raison de les appeler – que les nouveaux, beaucoup plus sûrs d’eux-mêmes et donc beaucoup plus impitoyables. »

Réformé suite à une blessure à la gorge, George Orwell devient reporter à la BBC et publie en 1945 un petit roman parodique publié : Animal Farm (la Ferme des Animaux).

Il s’agit d’une allégorie satirique du communisme qui raconte la prise de pouvoir des animaux dans une ferme, à l’instigation des cochons, et la manière dont ces derniers s’arrogent un pouvoir dictatorial au nom des grands principes :

«TOUS LES ANIMAUX SONT ÉGAUX,

MAIS CERTAINS ANIMAUX SONT PLUS

ÉGAUX QUE D’AUTRES ».

Le CPL ne peut qu’approuver ce choix judicieux des mots.

 

En 1949, son dernier roman, 1984, décrit une société totalitaire sous le regard d’un chef omniprésent, «Big Brother» (Grand Frère) en lequel chacun reconnaît Staline. Le titre ne fait pas référence à un futur imaginaire, mais à son époque ; il faut y voir en effet une anagramme de 1948. Dans ce roman, l’autorité s’exerce par le contrôle de la langue officielle, la novlangue. Elle se caractérise par l’appauvrissement du vocabulaire pour restreindre les mots aux termes permis. Quelle bonne idée ! Au lieu de foutre les twitteurs en prison, enlevons les mots qu’ils n’ont pas le droit d’utiliser; Gebran s’est mis à la rédaction du novalibanais.

George Orwell meurt l’année suivante de la tuberculose sans avoir connu le succès planétaire de son 1984.

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