20 Juillet 1969 – Informations insolites et peu connues des premiers pas sur la Lune

Le 20 juillet 1969, à 20:17:40 UTC, le module lunaire Eagle touche la surface de notre satellite naturel après trois jours de voyage dans l’espace. L’homme a quitté sa planète originaire.

La NASA accomplit l’exploit humain et technologique d’aller sur la Lune avec un budget de 21 milliards de dollars. Dans les missions Apollo subséquentes, l’agence spatiale multipliera la durée et le nombre de sorties des astronautes. Mais en 1972, accablé par les coûts de la guerre du Vietnam, le président Richard Nixon décide de mettre fin au programme de conquête lunaire.

Pour ne pas refaire un énième cours des faits qui ont abouti à ce fascinant périple, cet article s’arrête sur les faits les moins connus de cet alunissage.

Premiers mots sur la lune :

« That’s one small step for [a] man, one giant leap for mankind » ont été prononcés par Neil Armstrong en descendant l’échelle. C’est un petit pas pour [un] homme, mais un pas de géant pour l’humanité. Le hic c’est qui’il a raté l’article [un], ce qui rend la phrase vide de sens, pourtant il l’avait répétée tellement de fois avec Nixon au téléphone le bougre. Saad Hariri aurait pu faire mieux en arabe !

20juillet-3Pourtant, avec ou sans [un], ce ne sont pas les premiers mots à voir été prononcés sur la Lune. Les premiers mots, bien moins glamour, auraient été prononcés par Buzz Aldrin et seraient « Contact light » au moment de l’alunissage.

Première nourriture consommée sur la Lune

Ce fut une hostie. Buzz Aldrin, croyant et pratiquant, a voulu communier et recevoir le « corps du Christ » qu’il avait ramené de Terre.

Lieu d’alunissage manqué

Le module lunaire Eagle se pose dans la mer de la Tranquillité, après une phase d’approche finale plus longue que prévu. Le site sélectionné pour l’atterrissage est dépassé de 7 km à la suite de problèmes rencontrés durant la descente. Neil Armstrong a été gêné par des alarmes de l’ordinateur de bord qui gère le pilote automatique et assure la navigation. Accaparé par ces alarmes, Neil Armstrong laisse passer le moment où, selon la procédure, il aurait dû exécuter une dernière manœuvre de correction de la trajectoire. Le LEM s’approchant d’un site encombré de rochers, Armstrong doit prendre le contrôle manuel du module lunaire et survoler à l’horizontale le terrain afin de trouver un site adapté à l’atterrissage. Cette manœuvre entame dangereusement la faible réserve de carburant qui subsiste : il ne restait plus que 45 secondes du propergol réservé à l’atterrissage lorsque l’appareil se posa à 7 km du lieu prévu à l’origine. Ça aurait été embêtant une panne sèche à  385,000 KM de la plus proche station. L’alunissage s’est finalement fait tellement en douceur, grâce au talent de pilotage d’Armstrong, que les pieds coulissants ne se sont pas repliés. Les astronautes ont dû sauter depuis la dernière marche de l’échelle pour atteindre le sol.

Capacité de calcul de l’ordinateur de bord

L’ordinateur d’Apollo avait une mémoire de moins de 2000 mots. Il tournait à 0,0004GHZ, soit 100,000 fois moins vite qu’un ordinateur portable d’aujourd’hui. D’ailleurs, l’ensemble du programme spatial Apollo, qui a duré 11 ans et a lancé 17 missions a consommé l’équivalent du temps de calcul nécessité par une recherche Google à l’heure actuelle.

20juillet-main-qimg-558b4c2b286a5c72ef0f226de98a43cc-cL’ordinateur du module lunaire a une puissance équivalente à celle d’une calculatrice bas de gamme des années 2000. D’ailleurs, il a été saturé par les signaux en provenance du radar de rendez-vous, d’où l’erreur d’Armstrong qui a raté le site.

Ça schelinguait dans la capsule

La présence de bulles d’hydrogène dans l’eau que buvaient les astronautes leur a donné des flatulences durant les huit jours du voyage vers le satellite de la Terre.

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La Lune pue

Quand les astronautes sont remontés dans le module après avoir marché sur la Lune, ils ont pu sentir la poussière lunaire sur leurs combinaisons. Dans ses mémoires, Buzz Aldrin décrit une odeur métallique et âcre, comme de la poudre à canon avec un relent de steak brûlé.

Un stylo a sauvé la mission

Durant la mission, l’un des astronautes a cassé le bouton permettant d’activer les moteurs de remontée du module. Buzz Aldrin a pu les activer au moment de repartir de la Lune grâce à un stylo qu’il avait dans sa combinaison, qu’il a traficoté et enfoncé à la place du bouton cassé.

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Déclaration des douanes

Les astronautes de la mission ont été ramenés sur Terre via Hawaï. À l’aéroport, ils ont dû, comme tous  les voyageurs, remplir une déclaration auprès des douanes. Dans le champ « départ de : », ils ont donc écrit « la Lune ». Ils ont également dû déclarer les poussières et roches lunaires qu’ils avaient rapportées sur Terre. On ne badine pas avec les agents d’immigration… Heureusement qu’ils n’ont pas découvert le petit réfugié martien à la mèche de paille répondant au nom de Donald Trump qui s’est qui infiltré avec les bagages.

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Mieux qu’une assurance : des autographes

Les trois astronautes de la mission n’avaient pas les moyens de se payer des assurances vie qui couvriraient un voyage vers la Lune, au cas où il leur arriverait malheur. Ils ont décidé de signer des cartes postales que leurs familles auraient pu revendre plus cher après leur mort. Aujourd’hui, certaines de ces cartes se montrent parfois dans des ventes aux enchères.

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Veni Vidi Pipi

Buzz Aldrin s’est vanté d’être le premier homme à avoir uriné sur la Lune, dans sa combinaison spatiale. Ceci lui est arrivé tout de suite après avoir posé le pied sur la Lune ; anticipant leurs futures émotions, les ingénieurs de la NASA avaient d’ailleurs spécialement équipé les combinaisons d’Aldrin et d’Armstrong avec une poche à urine. Las, en sautant, la poche se détache et verse l’urine dans les pieds de Buzz.

Coucou à la caméra

Sur toutes les photos prises sur la lune ce fameux 21 juillet 1969, aucune ne représente Neil Armstrong, car c’était lui qui tenait l’appareil photo. Neil s’en rendit compte, un peu déçu à son retour sur le plancher des vaches.

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Buzz Aldrin. En reflexion, sur la visière, on peut voir Armstrong tenant la caméra

Quarantaine au retour

Par peur de maladies extraterrestres, les astronautes ont dû rester cloitrés en quarantaine pour deux jours. Chaque astronaute devait se tenir à cette obligation jusqu’au retour de la mission Apollo 14. Après cette expédition, les scientifiques étaient convaincus que la Lune ne contenait aucune maladie mortelle.

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La presse et les photographes

Armstrong ne voulait pas de la présence des reporters et photographes au sortir de la période de quarantaine passée dans le LRL (Lunar Receiving Laboratory). La veille de cette sortie, au cours d’une discussion avec Charles « Chuck » Berry (pas le chanteur, mais le médecin-chef de la NASA), il avait prévenu qui si les caméras étaient présentes, lui et son équipage feraient semblant d’être malades, pariant même que tous les gens présents eux aussi se sentiraient subitement mal.

Et le gros agnant est … ?

Non, ce ne furent pas les astronautes. Le grand gagnant au nom inconnu est David Threlfall. Il avait parié 10 livres sterling en 1961 auprès des bookmakers qu’avant la fin de la décennie un homme, femme ou enfant marcherait sur la Lune. Il gagna son pari à 1 contre 1000, empochant l’équivalent de USD190,000 en monnaie en constante.

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